Publications - Éditions

Présentation

Présentation

Selon un principe original destiné à favoriser l’édition d’ouvrages issus de ses programmes de recherche, la Maison des sciences de l’Homme de Montpellier s’est lancée en 2011 dans une politique de publication et peut depuis lors se prévaloir d’une importante production éditoriale.


Ayant fait le choix de favoriser des partenariats diversifiés, la MSH a choisi de s’associer avec plusieurs co-éditeurs. Cette politique de publication, basée sur le principe de la co-édition avec des éditeurs reconnus, doublée d’une sélection rigoureuse des textes scientifiques, a permis le développement très rapide d’une production d’ouvrages issus des travaux menés au sein de ses programmes interdisciplinaires de recherche.


Entre 2011 et 2015, pas moins de onze ouvrages ont été publiés témoignant de la diversité de la production scientifique développée autour des programmes de recherche soutenus par la MSH de Montpellier.

Ouvrages publiés

arton1340 35e32

Sous la direction de Carine Chavarochette, Magali Demanget et Olivier Givre, Karthala - MSH-M, 2015.

Il est d’usage de considérer que les frontières politiques ne recoupent pas les frontières symboliques. Là où les premières relèveraient d’une démarcation spatiale et administrative arbitraire, les secondes traduiraient le caractère fluctuant et imprécis de limites ou catégories culturelles toujours négociées. Cette distinction de principe se voit questionnée dans un monde globalisé, marqué par la multiplicité des échelles, des connexions et des réseaux, mais où s’observent également des processus de singularisation, de fragmentation ou de hiérarchisation.

Rien moins qu’immuables, les frontières politiques connaissent des recompositions multiples et apparemment contradictoires, entre effacement et renforcement, ouverture et fermeture, homogénéisation et prolifération. Le décloisonnement apparent des sociétés, s’il a pu alimenter l’imaginaire d’un monde sans frontières, met aussi en lumière la multiplicité infinie des frontières symboliques que les acteurs et les groupes sociaux ne cessent d’élaborer pour se penser et entrer en relation.

Cet ouvrage interroge la distinction entre frontières politiques et frontières symboliques, au fil de contributions ancrées dans une démarche empirique et relevant aussi bien de l’anthropologie que de la géographie ou de l’histoire de l’art. Si les frontières politiques ou géographiques sont traitées dans ce livre, il y est également question de la multitude des frontières culturelles, sociales, idéologiques, ethniques, intimes, témoignant des dimensions interactionnelles et relationnelles des frontières en général.

Qu’il s’agisse de « faire avec » des frontières conflictuelles ou sensibles, de (se) les représenter par différents moyens, ou encore de pratiquer ou mobiliser une échelle transfrontalière aujourd’hui fort valorisée, apparaissent la pluralité et la tension des histoires, des mémoires et des héritages. En explorant leurs formes concrètes et leurs imaginaires, leurs dimensions normatives et leur caractère performatif, cet ouvrage entend contribuer à une anthropologie des frontières à l’heure où s’observent aussi bien leur brouillage que leur renforcement.

Carine Chavarochette est anthropologue, chercheure associée au Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (CREDA) de l’Institut des hautes études de l’Amérique latine (IHEAL, CNRS, Paris 3).

Magali Demanget est anthropologue, maître de conférences à l’Université Paul-Valéry Montpellier et chercheure au Centre d’études et de recherches comparatives en ethnologie (CERCEe1-LERSEM), affiliée à l’EREA-LESC, MAE (Maison de l’archéologie et de l’ethnologie) René Ginouvès, CNRS, Université Paris Ouest Nanterre la Défense.

Olivier Givre est anthropologue, maître de conférences à l’Université Lumière Lyon 2 et chercheur à l’UMR EVS-CREA (Environnement, Ville, Société – Centre de recherches et d’études anthropologiques).

Ont également participé à cet ouvrage : Anne-Laure Amilhat Szary, Philippe Bachimon, Élise Beck, Silvia Chiarini, Pierre Dérioz, Françoise Lestage, Léo Martinez, Claire Cécile Mitatre, Gilles De Rapper, Xavier Roigé, Lætitia Rouvière, Pierre Sintès.

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme Construction des territoires et des identités.

 

arton1328 f4f8e

Anthony Mangeon (dir.), Karthala - MSH-M, 2015.

L’anthropologie de Jean-Loup Amselle se distingue par son attention constante à l’histoire et par sa conception pragmatique des identités comme résultantes de rapports de force toujours susceptibles d’être modifiés. On lui doit la déconstruction des catégories d’« ethnie » et de « métissage », une critique acerbe de l’ethnologie coloniale, de l’idéologie républicaine et de leurs raciologies conjointes, mais également l’élaboration de cadres conceptuels nouveaux. Sa théorie des « branchements » – ou toutes les dérivations opérées à partir d’un réseau, ainsi que les torsions et emprunts latéraux entre divers « lieux de la culture », toujours en tension relationnelle les uns avec les autres – présente ainsi une alternative féconde aux théories postcoloniales de la polarisation et de l’hybridité.

Cet ouvrage s’attache à mettre en relief la profonde cohérence d’une œuvre qui a constamment remis en question les découpages ethniques ou communautaristes des corps sociaux et politiques, ainsi que les partitions disciplinaires entre anthropologie, sociologie, histoire de l’art, linguistique et études littéraires. De plus, on trouvera à la fin de chaque contribution les réponses de Jean-Loup Amselle à celles-ci. Il contient enfin quatre nouveaux essais de l’auteur.

Professeur de littératures francophones à l’Université de Strasbourg, Anthony Mangeon a enseigné aux Universités de Stanford (Californie), de Cergy-Pontoise et de Paul-Valéry Montpellier (France). Il est l’auteur ou le directeur de plusieurs ouvrages, dont La Pensée noire et l’Occident (Sulliver, 2010) et Postures postcoloniales (Karthala- MSH-M, 2012).

Directeur d’études à l’EHESS et rédacteur en chef des Cahiers d’études africaines, Jean-Loup Amselle est l’auteur de nombreux ouvrages dont Logiques métisses (1990), Branchements (2001), L’Occident décroché (2008), Rétrovolutions (2010), L’ethnicisation de la France (2011), L’anthropologue et le politique (2012), Psychotropiques (2013), et dernièrement Les Nouveaux Rouges-Bruns (2014).

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme L’Occident au prisme de l’Islam.

 

arton1235 b8651

Hélène Ménard et Rosa Plana-Mallart (dir.), PULM - MSH-M, 2013

Le présent ouvrage est le fruit de rencontres d’archéologues et d’historiens, aux approches complémentaires, autour de la notion d’identité. Le projet de recherche qui en est à l’origine, s’est tenu en 2011 et 2012 dans le cadre de la Maison des Sciences de l’Homme de Montpellier, en réunissant l’axe « Contact de cultures et cultures de contact en Méditerranée occidentale » de l’U.M.R. 5140 Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, dirigé par Rosa Plana-Mallart, et le programme « Stéréotypes » de l’E.A. 4424-CRISES, coordonné par Hélène Ménard. Les contributions ainsi rassemblées proposent une réflexion sur les stéréotypes, qui sont des marqueurs identitaires, consécutifs aux contacts entre différentes cultures : Grecs, Romains, populations indigènes, qui tissent des liens de nature diverse dans l’espace médi- terranéen antique. Le croisement des méthodes et des sources (archéologiques, numis- matiques, épigraphiques, iconographiques, ou encore littéraires) permet de multiplier les approches pour mieux cerner le phénomène de la stéréotypisation et d’en montrer la pertinence pour une meilleure compréhension des sociétés antiques.

Hélène Ménard est maître de conférences en histoire romaine à l’université Paul-Valéry, Montpellier 3, CRISES-E.A. 4424, Labex Archimede (programme ANR-11-LABX-0032-01). Rosa Plana-Mallart est professeur d’archéologie classique à l’université Paul-Valéry, Montpellier 3, U.M.R. 5140 Archéologie des Sociétés Méditerranéennes, Labex Archimede (programme ANR-11-LABX-0032-01).

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme Contact des cultures dans l’espace méditerranéen antique.

 

 arton1226 ca4b7

Christine Reynier, Marie-Eve Thérenty (dir.), Éditions Geuthner - MSH-M, 2013

Depuis longtemps source de fascination et d’inspiration des artistes, la Méditerranée est aussi et avant tout un espace inventé, une idée en mutation constante qui a été façonnée au cours de l’histoire par différents acteurs et passeurs, historiens, géographes, hommes politiques, voyageurs ou écrivains. Attirante ou répugnante, lumineuse ou mystérieuse, paysage de carte postale ou terre de mémoire, elle demeure insaisissable et protéiforme.

Si la Méditerranée a suscité de nombreuses études, il est rare que le lien entre cette notion complexe, sa représentation et le support utilisé pour la médiatiser soit exploré. Cet ouvrage s’intéresse aux vecteurs de cette médiation et se penche sur l’empreinte que la Méditerranée a laissée à la fois sur les genres littéraires (les récits de voyage, les romans, la poésie, les journaux intimes et les essais) et les médias qui l’ont représentée (livres, revues, journaux, brochures, radio…). Réfléchir dans cette perspective à la façon dont des écrivains, des journalistes, des penseurs et même des humoristes venant de pays variés mais notamment de France et d’Angleterre ont contribué à façonner l’idée de Méditerranée entre le XIXe et le XXIe siècle, révèle comment cette idée a contribué en retour à réinventer les genres littéraires et les médias qui la portent.

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme Médias, écriture et représentations en Méditerranée.

 

arton1225 45f52

Éric Soriano, Éditions Karthala - MSH-M, 2013

Comment peut-on se décoloniser ? L’action politique peut-elle contribuer à une émancipation ? Peu après 1946, après plus d’un siècle de répression, de spoliations foncières et de cantonnement dans des réserves, les populations colonisées de Nouvelle-Calédonie accèdent au suffrage universel. L’expérience est unique dans l’Empire colonial français. Elle l’est aussi si on la compare à d’autres sociétés coloniales.

Des élus « indigènes » apparaissent et accèdent à ce statut nouveau de représentants. Jusque dans les années soixante-dix, cette première génération de dirigeants invente « la » politique dans le monde « indigène ». Ils pénètrent dans des assemblées représentatives, organisent des réunions publiques, défendent des intérêts, font campagne. Pourtant, ils ne se révoltent pas. Ils ne parlent pas des injustices dont ils ont été les victimes et se disent Indigènes et Français. Pendant trente ans, alors que la plupart des colonies françaises deviennent indépendantes, ils proclament au contraire leur attachement à la France. C’est à croire que le cadre démocratique a fini par produire un consentement.

En réalité, se jouent les conditions d’une révolte impossible. Lorsque l’on se situe au plus près de leur trajectoire et de leurs expériences, on saisit mieux les logiques de leur positionnement, de même que les tensions sociales et personnelles qui traversent leur histoire mouvementée. En s’engageant dans ce monde colonial, ces élus portent et supportent tout ce qu’il a de contradictoire. Ils franchissent des frontières sociales et coloniales jusqu’alors interdites. Ils usent de toutes les formes de légitimité politique, religieuse, coutumière. Avec eux, des certitudes vacillent : c’est la fin des « Indigènes » et l’avènement d’un autre possible.

Éric Soriano, anthropologue et historien de formation, est maître de conférences en science politique à l’Université Paul-Valéry de Montpellier. Il est chercheur au Centre d’études et de recherches comparatives en Ethnologie (CERCE-Montpellier 3) et au Centre de recherches sociologiques et politiques de Paris (CRESPPA-Paris 8).

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme Les Empires... et après.

 

arton1124 e0b14

Anthony Mangeon (dir.), Éditions Karthala - MSH-M, 2012

Qu’on s’en réjouisse ou qu’on le déplore, les études postcoloniales, issues du monde anglophone, font désormais partie de notre horizon critique. Nous n’en sommes donc plus au stade où il faudrait encore et toujours les acclimater en France et dans le domaine francophone. Les auteurs de ce volume en prennent résolument acte et, en se fondant sur la vitalité des créations qu’elles ont eues pour objet, ils interrogent les postures, intellectuelles ou littéraires, que les litté- ratures et les études postcoloniales ont rendu possibles.

Dans leur vocation politique et pluridisciplinaire, les productions postcoloniales ont en effet contesté les rapports de force et les hiérarchies qui ordonnaient habituellement les champs du savoir et de la littérature, en étroit lien avec l’exercice ou l’héritage des dominations coloniales. Auteurs et penseurs postcoloniaux ont ainsi pris position contre un ordre dominant du discours. Mais les manières dont ils ont accompli ce geste créateur et critique constituent autant de postures, qui ont elles-mêmes une histoire et une mémoire. Comment se déclinent-elles ? Quels sont leurs modèles ? Quels sont ceux qui les incarnent aujourd’hui dans le monde francophone ?

Centré sur les domaines africains et antillais, l’ouvrage propose un premier tour d’horizon en se concentrant sur certaines pratiques (l’autobiographie, l’essai, le roman, le théâtre...) et sur certaines figures majeures du postcolonialisme littéraire et philosophique (Valentin-Yves Mudimbe, Aimé Césaire, Édouard Glissant...).

Les contributeurs au volume sont Kusum Aggarwal, Florian Alix, Viviane Azarian, Corinne François-Denève, Mar Garcia Lopez, Kathleen Gyssels, Anthony Mangeon, Sylvère Mbondobari, Yannick Martial Ndong Ndong, Yolaine Parisot, Steeve Renombo, Marie-Christine Rochmann.

Anthony Mangeon, maître de conférences HDR à l’université Paul-Valéry (Montpellier 3), est l’auteur ou l’éditeur de plusieurs ouvrages – Harlem Heritage, 2008 ; Alain Locke : Le Rôle du Nègre dans la culture des Amériques, 2009 ; La Pensée noire et l’Occident, 2010.

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme Les Empires... et après.

 

arton1115 d80ed

Catherine Bernié-Boissard (dir.), Éditions PUAM - MSH-M, 2012

La notion de risque est devenue à la fois une préoccupation constante des populations et un axe de la réflexion et de l’action publique pour l’aménagement territorial. La demande sociale de sécurité rencontre la nécessité d’une gestion prévisionnelle et anticipatrice. Si la géographie apporte des éléments de réponse spécifiques par ses capacités d’analyse des rapports entre la nature et la société, la pluridisciplinarité s’avère indispensable à l’analyse. Abordant le risque comme un processus de construction sociale, plusieurs études de cas présentées ici renouvellement l’approche théorique et conceptuelle. Interrogeant les notions de vulnérabilité, de résilience ou d’adaptation, elles contribuent à l’élaboration des politiques publiques et interrogent les notions de démocratie et de pédagogie de la culture du risque comme facteurs de compréhension et d’appropriation dans une société urbanisée. Il s’agit, ainsi, d’apporter une pierre à l’analyse des liens qu’entretiennent les risques naturels et anthropiques avec l’aménagement du territoire.

La revue Aménagements & Territoires accueille, les travaux des enseignants-chercheurs et équipes des universités de Nîmes et de Montpellier, de l’ENSAM, de leurs collaborateurs français ou étrangers, dans les domaines de l’aménagement et de l’urbanisme.

Catherine Bernié-Boissard est professeure à l’Université de Nîmes et membre du laboratoire ART-Dev, Acteurs, Ressources, Territoires, Développement, UMR 5281 CNRS-Universités de Montpellier 3 et Perpignan-CIRAD.

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme Proxiville.

 

arton1079 a25a5

Corinne Saminadayar-Perrin (dir.), Éditions Geuthner - MSH-M, 2012

Cette publication, dirigée par Corinne Saminadayar-Perrin (maître de conférence à l’Université Paul-Valéry Montpellier 3), réunit 12 contributions issues du programme MSH-M « Médias, écriture et représentations en Méditerranée » coordonné par Marie-Eve Thérenty (UM3, Rirra21)et Christine Reynier (UM3, Emma).

« La Méditerranée telle que nous la percevons aujourd’hui – paysages, histoire, « identités » – est une invention du XIXe siècle. La littérature de cette période (fictions, essais, récits de voyage) élabore, croise et confronte discours et représentations « méditerranéens » : on y découvre une constellation d’images et d’idées en permanente évolution, où les mêmes lieux communs peuvent se trouver recyclés dans des visées très diverses. Une constante s’impose cependant : à partir de la conquête de l’Algérie, le fait colonial cristallise la charge impérialiste restée jusque-là sinon virtuelle, du moins désactivée dans les figurations de l’Orient comme berceau de la civilisation judéo-chrétienne. Fausse évidence et vraie question, la Méditerranée du XIXe siècle constitue un dispositif hétérogène, un bricolage sans cesse remanié, dont l’efficacité cognitive et la portée pragmatique sont inséparables de leur contexte d’énonciation. D’où la nécessité de comprendre l’invention littéraire de la Méditerranée par les textes mêmes qui la constituent. »

Table des matières

Introdution : Corinne Saminadayar-Perrin, « La Méditerranée du XIXe siècle : modèles et paradigmes »

I. La Méditerranée des voyageurs
- Alain Guyot, « Le voyage circumméditerranéen de Chateaubriand »
- Jean-Marie Roulin, « La Méditerranée fictionnelle de Chateaubriand : une pensée de la frontière »
- Sarga Moussa, « La pensée méditerranéenne de Lamartine »
- Édouard Galby-Marinetti, « La traversée de la Méditerranée dans l’œil de la guerre de Crimée »

II. Fictions et représentations
- Christine Pouzoulet, « Le Groupe de Coppet et l’Italie : l’italianité entre identité nationale et “peuples du midi” »
- Émilie Klene, « L’Espace méditerranéen dans Le Manuscrit trouvé à Saragosse : l’omphalos de l’homme ? »
- Franck Laurent, « L’Orient au Nord. Frontières de la Méditerranée chez les voyageurs romantiques »
- Élisabeth Pillet, « Les représentations des colonies d’Afrique du Nord dans la chanson »

III. La Méditerranée : savoirs et pouvoir
- Corinne Saminadayar-Perrin, « La Méditerranée de Michelet (1830-1833) : paradoxes de l’universel »
- Philippe Régnier, « Le Système de la Méditerranée de Michel Chevalier : un manifeste-programme de la géopolitique du saint-simonisme enfantinien »
- Daniel Nordman, « La Méditerranée comme objet scientifique au XIXe siècle »
- Sarah Al Matary, « L’homme méditerranéen de Paul Adam : une révision des types forgés par l’anthropologie raciale ? (1870-1920) »
- Résumé des contributions
- Présentation des contributeurs de l’ouvrage

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme Médias, écriture et représentations en Méditerranée.

 

arton1033 2611a

Nathalie Auger, Christine Béal & Françoise Demougin (éds), Editions Peter Lang, 2012

Cet ouvrage interroge la problématique des interactions en situations interculturelles de façon comparative et interculturelle sur différents terrains (communication ordinaire, situation d’apprentissage des langues, de médiation), en questionnant les compétences linguistiques, pragmatiques et les valeurs culturelles à l’œuvre en situation de communication exolingue.

La première partie regroupe des articles dans le domaine de l’analyse pragmatique des interactions et de l’analyse conversationnelle, qui ont en commun le choix d’une approche dite « comparative » ou « contrastive ». Cette approche part de l’observation que le fonctionnement des différents types d’échanges communicatifs entre les membres d’une communauté discursive et les règles et principes qui le sous-tendent ne sont pas universels, et se propose de mettre en évidence ces différences, se distinguant, en raison de son origine linguistique et ethno-méthodologique, d’autres types de travaux portant sur l’interculturel. La question de l’interculturel est en effet abordée du point de vue du fonctionnement de la communication. La seconde partie problématise, par des approches interculturelles, la relation à l’altérité dans des situations où la question des langues est au cœur des enjeux : enseignement-apprentissage d’une langue étrangère ou situations professionnelles exigeant un haut degré de compétence socio-pragmatique.

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme Les enjeux de la communication interculturelle.

 

 arton1028 0f57f

Gaetano Ciarcia (dir.), Éditions Karthala - MSH-M, 2011

L’ethnologue sur le terrain est amené à rencontrer une grande diversité d’acteurs et de témoins qui sont producteurs de discours sur des savoirs et des savoir-faire locaux, susceptibles d’être objectivés de l’extérieur et mis en inventaire. Ces personnes que nous définissons, dans cet ouvrage, comme des « passeurs de mémoires » ne correspondent pas au portrait stéréotypé de l’érudit du terroir ou du porte-parole de communautés imaginées que l’on voit notamment évoqué dans certains discours émanant de l’Unesco.

Si ces passeurs ne reprennent pas à leur compte l’image qui voudrait faire du vieillard qui meurt une « bibliothèque qui brûle », ils savent organiser leur discours en y mêlant des références à la tradition et à la modernité et en faisant un outil politique. Leur capacité à être à la fois des porteurs, des auteurs, des enquêteurs-collecteurs de mémoires culturelles et des lecteurs de textes scientifiques caractérise les actions des passeurs dont ce volume présente des ethnographies.

Dans les contributions ici réunies, l’analyse des pratiques de la transmission croise l’examen de leurs représentations. Les études qui viennent illustrer cette problématique s’intéressent aussi bien à des contextes français qu’à des situations extra-européennes (Afrique, Amérique, Asie, Océanie).

Gaetano Ciarcia est anthropologue, professeur à l’Université Paul-Valéry – Montpellier III où il est membre du CERCE (Centre d’études et de recherches comparatives en ethnologie).

Table des matières

- Introduction, par Gaetano Ciarcia

PREMIÈRE PARTIE - PRATIQUES ET LOGIQUES DE LA TRANSMISSION
- Des hommes-patrimoine, par Nicolas Adell
- Quelle autorité pour l’ethnographie du patrimoine ? Relations entre enquêteur et passeurs, par Arnauld Chandivert.
- Mais que se passe(nt)-il(s), au juste ? Sur la relation au passé (patrimoine, mémoire, histoire, etc.) et ses amateurs, par Jean-Louis Tornatore
- Quand les passeurs prennent la parole, par Philippe Martel
- Patrimonialiser les mémoires des migrations. L’onction scientifique dans une quête de légitimation, par Véronique Dassié et Julie Garnier

SECONDE PARTIE - POLITIQUES ET SPECTACLES DE LA REPRÉSENTATION
- Un médium au quai Branly. Regards croisés autour d’une ethnographie birmane, par Bénédicte Brac de la Perrière
- La voix des moribonds. Politiques de la collecte et médiations locales au Caire, par Nicolas Puig
- Quand le secret devient parure. Les passeurs de chamanisme chez les Indiens mazatèques (Mexique), par Magali Demanget
- La ritualisation de la culture en Polynésie française. Enjeux politiques et identitaires, par Guillaume Alévêque
- Passeurs culturels, patrimonialisation partagée et créativité culturelle en Océanie « francophone », par Matteo Aria et Adriano Favole
- Au miroir du savoir : de l’Arlésienne en historienne à l’ethnologue en Arlésienne, par Sylvie Sagnes
- Polyphonie ou cacophonie ? La mémoire des républicains espagnols en Languedoc-Roussillon, par Véronique Moulinié

Cet ouvrage a été publié dans le cadre du programme Patrimonialisation.

 

arton1081 d7858

P. Guizard (dir.), CRDP Montpellier - MSH-M, 2011

Comment les pays en développement peuvent-ils tirer parti de leurs chercheurs et de leurs ingénieurs ? Depuis quelques décennies, les pays du Sud assistent à la fuite de leurs “cerveaux” vers les pays du Nord, un phénomène préjudiciable à la formation de leurs cadres et de leurs élites scientifiques nationales, inquiétant pour leur développement. Cependant, on observe depuis quelques années un processus qui pourrait compenser pour partie cette fuite de matière grise. En effet, par des apports informels, les communautés expatriées aident, conseillent et informent les institutions et les chercheurs de leurs pays d’origine.Le développement durable, tout le monde s’en réclame. Mais parlons-nous de la même chose ? L’urgence est-elle sociale ou écologique ? Les enjeux majeurs sont-ils au Nord ou au Sud ? Faut-il écouter le climatologue, le géographe, l’économiste ou l’agronome ?

Les solutions sont-elles dans la croissance, la décroissance ou un autre mode de développement ? L’ouvrage se propose de faire le point sur ces aspects en montrant qu’aujourd’hui la diversité des situations, des questions et des réponses conduit à parler des développements durables. Pour cela, il interroge une trentaine de spécialistes en posant des questions dérangeantes afin de dégager les enjeux majeurs et des éléments pour construire des argumentaires : le développement peut-il être durable ? La nature est-elle mieux protégée que les hommes ? Le développement durable est-il un luxe des pays riches ? Comment les entreprises responsables peuvent-elles prendre en compte la question sociétale ?

Analyses et comptes rendus

 

Anthropolitiques. Jean-Loup Amselle, une pensée sans concessions

arton1328 f4f8e

 Anthony Mangeon, Éditions Karthala - MSH-M, 2015

 

 

 

Cahiers d'Études africaines [En ligne] : Anne Mélice, « Mangeon, Anthony (dir.). Anthropolitiques. Jean-Loup Amselle,
une pensée sans concessions », numéro 224, 2016, p. 953-958. Les comptes rendus, mis en ligne le 01 janvier 2016,
URL : http://journals.openedition.org/etudesafricaines/18412
Lectures-Liens socio, 2015 [En ligne] : Oscar Desjonqueres, « Anthony Mangeon (dir.), Anthropolitiques.
Jean-Loup Amselle, une pensée sans concessions ». Les comptes rendus, mis en ligne le 27 juillet 2015.
URL : http://journals.openedition.org/lectures/18688

 

Les Médiateurs de la Méditerranée

 arton1226 ca4b7Christine Reynier, Marie-Eve Thérenty (dir.), Éditions Geuthner - MSH-M, 2013

 

 

Lectures, 2014, Les comptes rendus 

 

La fin des Indigènes en Nouvelle-Calédonie. Le colonial à l’épreuve du politique 1946-1976

 Éric Soriano, Éditions Karthala - MSH-M, 2013                                                                                arton1225 45f52

Lectures-Liens-socio [En ligne] : Eddy Banaré, « Éric Soriano, La fin des Indigènes en Nouvelle-Calédonie. Le colonial à l’épreuve du politique 1946-1976 », Les comptes rendus, 2014, mis en ligne le 20 mai 2014, URL : http://lectures.revues.org/14649
The Journal of Pacific History [En ligne, payant] : publié le 29 octobre 2014, URL : http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00223344.2014.973162#.VGCJSYeXHaQ
Critique internationale, Revue comparative de sciences sociales [En ligne] : Merlin Julien, « Michel Naepels Conjurer la guerre. Violence et pouvoir à Houaïlou (Nouvelle-Calédonie) Paris, Éditions de l’EHESS, 2013, 287 pages. Éric Soriano La fin des Indigènes en Nouvelle-Calédonie : le colonial à l’épreuve du politique 1946 », Critique internationale 1/ 2015 (N° 66), p. 167-173, URL : http://www.cairn.info/revue-critique-internationale-2015-1-page-167.htm
Revue française de science politique [En ligne] : « Comptes rendus », Revue française de science politique 1/2015 (Vol. 65) , p. 141-179, URL : http://www.cairn.info/revue-francaise-de-science-politique-2015-1-page-141.htm#s1n21

 

 

Postures postcoloniales. Domaines africains et antillais

 Anthony Mangeon (dir.), Éditions Karthala - MSH-M, 2012                                                              arton1124 e0b14

Études littéraires africaines [En ligne], Numéro 39, 2015, p. 219-221
COnTEXTES [En ligne], Notes de lecture, mise en ligne le 4 juillet 2013
L’Humanité, Tribunes, 25 Février 2013

 

 

 L’Invention littéraire de la Méditerranée dans la France du XIXe siècle arton1079 a25a5

 Corinne Saminadayar-Perrin (dir.), Éditions Geuthner - MSH-M, 2012

                                   

La Revue d’histoire du XIXe siècle (n° 47 – 2013/2), URL : http://rh19.revues.org/4634 French Review (Vol. 88.3, Mars 2015)) [payant]

 

Interactions et interculturalité : variété des corpus et des approches

 Nathalie Auger, Christine Béal & Françoise Demougin (éds), Editions Peter Lang, 2012               arton1033 2611a

 

 

Nouveaux cahiers d’allemand, 2012 vol. 30, n°3, pp. 345-346 (recension non disponible en ligne)
The Linguist List
, 2012, 23.1053

 

Ethnologues et passeurs de mémoires

 Gaetano Ciarcia (dir.), Éditions Karthala - MSH-M, 2011arton1028 0f57f

L’Homme, 2013/1 n°205, pp. 167-169
Gradhiva, 2013/1 n° 17, pp. 222-223
Civilisations, 2012/61 n°1, pp. 139-146, pp. 147-153 & pp. 155-159

 

Liens utiles

  Faire frontière(s). Raisons politiques et usages symboliquesarton1340 35e32

   Commande en ligne du livre

Sous la direction de Carine Chavarochette, Magali Demanget et Olivier Givre
208 pages, mars 2015, 22 €
Karthala - MSH-M
ISBN 9782811113452

 

 arton1328 f4f8e Anthropolitiques. Jean-Loup Amselle, une pensée sans concessions

 Commande en ligne du livre

Sous la direction de Anthony Mangeon
372 pages, janvier 2015, 25 €
Karthala - MSH-M
ISBN 9782811112691

 

arton1235 b8651  Contacts de cultures, constructions identitaires et stéréotypes dans l’espace méditerranéen antique

 Commande en ligne du livre

Hélène Ménard, Rosa Plana-Mallart (dir.)
149 pages, décembre 2013, 21 €
Presses universitaires de la Méditerranée (Pulm) - MSH-M
ISBN 978-2-36781-030-0

 

 arton1226 ca4b7Les Médiateurs de la Méditerranée

 Commande en ligne du livre

Christine Reynier, Marie-Eve Thérenty (dir.)
328 pages, décembre 2013, 37 €
Éditions Geuthner - MSH-M
ISBN : 978-2-7053-3889-3

 

 arton1225 45f52La fin des Indigènes en Nouvelle-Calédonie. Le colonial à l’épreuve du politique 1946-1976

 Commande en ligne : LIVRE - EBOOK

Éric Soriano
312 pages, 2013, 25 €
Collection « KARAPAA. Mémoire et actualité du Pacifique », dirigée par Alban Bensa
Éditions Karthala - MSH-M
ISBN : 9782811110734

 

 arton1328 f4f8ePostures postcoloniales. Domaines africains et antillais

Commande en ligne du livre

Anthony Mangeon (dir.)
322 pages, 2012, 24 €
Éditions Karthala - MSH-M
ISBN : 9782811108168

 

arton1115 d80ed L’aménagement du territoire à l'épreuve des risques

 Commande en ligne du livre

Catherine Bernié-Boissard (dir.)
117 pages, 2012, 10€
Éditions PUAM - MSH-M
ISBN : 978-2-7314-0843-0

 

 arton1079 a25a5 L’Invention littéraire de la Méditerranée dans la France du XIXe siècle

 Commande en ligne du livre

Corinne Saminadayar-Perrin (dir.)
258 pages, 2012, 33 €
ISBN : 9782705338565
Éditions Geuthner - MSH-M

 

arton1033 2611a Interactions et interculturalité : variété des corpus et des approches

 Commande en ligne : LIVRE - PDF

Nathalie Auger / Christine Béal / Françoise Demougin (éds)
398 pages, 2012 (sortie le 20 décembre 2011), 67,80€
Collection « Transversales. Langues, sociétés, cultures et apprentissages. » Vol. 31 Directrice de collection : Aline Gohard-Radenkovic
Editions Peter Lang, Bern, Berlin, Bruxelles, Frankfurt am Main, New York, Oxford, Wien
ISBN 978-3-0343-1062-8

 

 arton1028 0f57fEthnologues et passeurs de mémoires

Commande en ligne : LIVRE - EBOOK

Gaetano Ciarcia (dir.)
288 pages, 18 novembre 2011, 26 € / 20,80€
Collection « Hommes et sociétés »
Éditions Karthala - MSH-M
ISBN : 9782811105587

 

 arton1081 d7858Les développements durables

 Commande en ligne du livre

208 pages, 2011, 18€
CRDP Montpellier
ISBN : 978-2-86626-409-3