mshsud post

 

Le projet POST vise à éclairer les sorties de guerre à partir d’un dialogue interdisciplinaire sur les politiques publiques relatives aux ressources naturelles qui y sont mises en œuvre, et à la lumière des travaux récents sur les politiques de gestion de crises naturelles. Il réunit une équipe de chercheuses et de chercheurs, jeunes et confirmés, géographes, historiens, politistes et socio-économistes, qui espèrent incuber des projets de recherche futurs, en complémentarité avec d’autres équipes-projets telles que le Pôle Foncier, centré sur l’animation et la diffusion scientifiques.

POST entend renouveler la réflexion sur les sorties de guerre en croisant deux ensembles de questionnements. D’une part, en quoi la fabrique des politiques des ressources naturelles nous renseigne-t-elle sur des dynamiques territoriales, sociales, politiques et économiques qui échappent aux radars des spécialistes du « post-conflit », si souvent centrés sur les dispositifs visant explicitement la pacification ? D’autre part, quelles pistes de réflexions offrent aux analyses des sorties de guerres les travaux récents menés sur les sorties de crises naturelles, en particulier sur les recompositions territoriales, les jeux d’acteurs et les échelles spatio-temporelles qui y sont associées ?

En soumettant des terrains d’enquête variés, situés aux Suds (y compris au Sud de l’Europe), à ces questionnements interdisciplinaires communs sur les ressources et les crises naturelles, notre équipe-projet mettra en évidence les ruptures et les continuités de formes de gouvernement, de hiérarchies sociales ou encore d’inégalités territoriales qui donnent à voir de façon non-téléologique les fragilités et l’indétermination des situations entre guerre et paix.

Le travail de POST s’organise en trois axes :

  • Dialogue interdisciplinaire sur les catégories d’analyse ;
  • Mise en commun des travaux empiriques trans-ressources et internationaux ;
  • Partage des recherches à l’interface science/sociétés.